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Lundi 31 janvier 2005

Comme le sait déjà un certain nombre d'initiés, je m'octroie un petit voyage de quatre semaines au milieu des vaches sacrées au début du printemps. Ceci, pour deux raisons : la première est que mon prénom a quelque chose à voir avec les vaches sauvages mais fatiguées, la seconde, que j'adore l'agneau grillé.

Comme je le répète à l'envi pour me faire mousser un peu (ou pas), c'est la première fois que je m'aventure sur un terrain un tant soit peu exotique (comme quoi, il était temps, diront certains).

Je pense que c'est le genre d'entreprise (il paraît qu'il y a un salon des entrepreneurs, j'aurais peut-être dû m'y pointer pour voir) qui vous change une femme, un vrai voyage oui, ah ça on va pas se prélasser les doigts de pieds en éventail !

Cela dit, une ou deux choses me turlupinent (...) concernant la condition des femmes en Inde*. On va sans doute m'accuser de vilenie et de propagation de racontars, mais y'a qu'à voir, c'est quand même pas facile tous les jours. Beaucoup d'entre elles peuvent quand même se trouver confrontées à des problèmes comme le mariage forcé (heureusement qu'elles ont de jolies robes pour se consoler), un amaigrissement excessif et divers problèmes de peau grasse ou de cheveux secs. Elles le cachent bien ceci dit, on peut leur accorder ça.

* Je précise quand même que le meurtre des petites filles à la naissance, depuis 100 ans, aboutit aujourd'hui à un déficit démographique de 35 millions de femmes.

Par nacha - Publié dans : Ostréiculture
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Dimanche 30 janvier 2005
Ca y est, je suis malade. Ca m'apprendra à pérorer en disant que "moi, ranafout' des maladies, je passe à travers depuis des semaines !".

En plus, là, c'est malade comme je l'avais pas été depuis longtemps : un peu faible, un peu engourdie, un peu sujette au trop chaud - trop froid, un peu courbatue, un peu toussante... Ces dernières années, je m'en tenais sagement au rhume ou à l'angine.


Là, fini de rire, il va falloir faire quelque chose et vite. Genre arrêter de faire la finaude avec mon jus de fruit multivitaminé et mon homéopathie, et aller voir un médecin fissa.

Je crois que ce qui me soignerait serait de trouver le coupable, pour recueillir son sang encore frais et me laver les cheveux avec. J'avais bien une petite suspicion concernant un membre de mon entourage, mais la divergence de nos symptômes me fait douter du bien fondé de mon intuition (de toute façon, j'ai jamais pu compter sur elle).

En tout cas, être malade m'a remis les idées en place. J'ai lu quelque part que "la colère nous fait croire que nous n'allons pas mourir." Ca peut donner envie de méditer, mais ce serait vachement plus simple si la maladie, parallèlement, ne nous rappelait pas qu'en fait, si. Je me retrouve en train de fantasmer sur ma mort pendant mon sommeil, provoquée par un subit accès de fièvre folle qui me grillerait les vaisseaux dans un délire bouillonnant et hémorragique. Ou, à l'inverse, une hypothermie fulgurante et irréversible qui me laisserait à peine le temps de réaliser que plus rien n'est sous contrôle. Y'a bien des fois où c'est arrivé, on me fera pas croire le contraire.

Allez zou, au lit !

Par nacha - Publié dans : Quotidien
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Mardi 25 janvier 2005
Merci Clo 

Dans le métro, après 22h, on peut avoir à faire face à de grands dangers.

 

Comme toute donzelle citadine bien de son XXIe siècle, il m'arrive très souvent d'emprunter tardivement les voies suburbaines pour regagner ma ~trouver l'équivalent féminin de garçonnière~.

Eh bien il faut savoir que l'on peut s'y trouver confronté à une série de spectacles à vous glacer le sang (et par ces températures, mieux vaut privilégier le tampon), au nombre desquels on peut citer des processions de spectres esseulés à la face blême qui vous voleront votre âme en l'extirpant de votre enveloppe charnelle à grand coups de porte lâchée en pleine tronche, ou des types à la face tout aussi blême urinant toute plomberie dehors et s'égouttant tout en vous fixant d'un air halluciné et vicelard (essayez un peu d'imaginer tout ça à la fois).

J'ignore depuis quand les uns et les autres n'ont pas reçu la grâce de la lumière d'une âme compatissante et généreuse, mais ce n'est certainement pas le fait que j'aie croisé leur chemin qui a changé la donne.

 

C'est exactement la même chose chez Ed, où les néons décolorent le plus rubicond des faciès ; chaque fois que j'y entre, je suis saisie par l'ensemble subaquatique (sub- sera le préfixe du jour ou ne sera pas) que constituent les caisses et les plinthes peintes en vert amazonien, les chemisettes ou t-shirts _couleur assortie_ des employés qui se meuvent au rythme du courant des visiteurs désargentés, le costume sombre de la vigie du vigile, l'agencement ondoyant des gondoles (O sole mio), les verres embués derrière lesquels se discernent des bancs de produits surgelés, j'en passe et des pas mûres.

 

C'est exactement la même chose, sauf que c'est fermé la nuit et que les seules nouilles disponibles en rayon y sont ensachées.

 

Le quotidien dont vous êtes le héros vous permet ainsi de jeter chaque jour le dé à mille faces de votre existence et, quel que soit le terrain sur lequel le sort vous envoie combattre les méchants, d'en revenir anobli par quelques cicatrices du meilleur effet avec ce petit haut "caissière" 100% coton, d'un grand confort avec ses emmanchures et sa taille amples.

Par nacha - Publié dans : Quotidien
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Samedi 22 janvier 2005


Comme j'avais plein de choses à faire au boulot cette semaine, j'ai décidé de créer un blog. Suiveuse, certes, mais après tout, pas de raison que je sois la seule au monde à ne pas posséder mon journal pas intime en ligne, en plus ça répond à un impératif professionnel (je ne sais quelle est la meilleure raison, vraiment, j'hésite).

D'autant plus que la qualité des créations de mon entourage est plutôt faite pour me dissuader de leur donner une occasion de plus de constater que je suis l'Inspecteur Labavure fait femme.

Pour trouver une idée de post, j'ai fait un sondage dans les profondeurs de mon Moi (autant dire que...) . Nous avons conclu d'un commun accord qu'il s'agirait d'une analyse scientifique et approfondie de "ce que veulent les petits d'hommes".

Les plus féministes d'entre vous (et Dieu sait que je ne comprends pas ces gens-là (encore moins que ceux qui parlent de Dieu sur leur blog (et deux fois encore!), c'est dire) me feront observer que les petits sont d'hommes et de femmes. Généralement.
Je leur répondrai de faire leurs réclamations à Rudyard Kipling, paix à son âme.
 
Bref, toujours est-il que les petits garçons élevés au Big Jim sauce G.I. Joe peuvent être étonnamment doux et attentifs, tandis que les minettes mijotées en croustade de Barbie se révèlent parfois caractérielles et hyper susceptibles. Mais tellement sensibles !

Tout ça ne nous apprend pas vraiment si c'est pour ça que les petits garçons devenus moins petits sont, paraît-il, déstabilisés par la place que les jeunes femmes modernes, armées de leurs
strings et de leurs doctorats, souhaitent occuper dans leur vie personnelle et professionnelle. En revanche, cela amène, l'oeil vif et le cerveau en alerte, à se poser une question : le Big Jim du milieu a-t-il un bras vert :
a)
parce qu'il a piqué celui de Hulk le 1er avril ;
b) parce qu'il l'a fourré dans des endroits peu avouables ;
c)
parce qu'il est moisi : à force de le faire pivoter tout le temps, la compression des nerfs et des vaisseaux les a irrémédiablement endommagés et il a fini par se nécroser.

Je vous laisse exprimer votre intime conviction, moi je vais faire les soldes.
Par nacha - Publié dans : Psychophilosocio
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