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Lundi 21 février 2005
J’ai passé un week end fabuleux ! Vous en avez gagné le compte-rendu (presque) exhaustif, bande de petits veinards.

Vendredi, je devais aller voir un film déprimant avec une copine. Mais quand elle m’a rappelée au bout de deux messages, j’étais dans un magasin de chaussures. Du coup j’ai annulé parce que j’étais fatiguée et que j’ai préféré rentrer chez moi prendre un bain assaisonné de “Bath Caviar” parfumé à la rose et au ginseng (en vrai, j’ai oublié le second parfum mais je crois que c’est quelque chose de simili-exotique de ce genre. A moins que non).

Samedi, je devais aller voir des films excentriques, après avoir bu un verre au Rocher de Cancale (hop, et que je te colle le même lien que la fille qui a des problèmes d’estomac) avec une copine que j’avais pas vu depuis, ouhlala, tu vois quoi. Evidemment, je suis arrivée la première et c’était surblindé. Du coup je l’ai traînée avec moi pour acheter des provisions en prévision (allitération en preuveuzeu) de la suite de ma soirée excentrique et on a échoué là où il y avait de la place. J’ai ensuite rejoint au Trocadéro les trois beaux garçons avec qui j’avais rendez-vous, dont les plus ponctuels attendaient depuis déjà un moment. Mais comme on s’était mal (voire pas) organisé, nous avons attendu dans le blizzard une petite heure (près du double pour certains).

C’était le moment de prendre une décision pour sauver cette soirée qui décidément… Bref. Aussitôt dit, aussitôt fait : j’ai trottiné (dans mes chaussures neuves, cf. vendredi) derrière les trois affamés aux coupes de cheveux originales jusqu’à trouver un resto assez classe pour nous accueillir, où nous avons assassiné 1h30 sans témoin. C’est à minuit que nous avons décidé de retourner regarder avec envie ceux qui avaient eu l’idée insolite de réserver des places de ciné. Au bout d’une petite heure de ce régime, pendant laquelle nous n’avons pas pris la peine de demander si des places s’étaient libérées (les gens auraient pu nous prendre pour des losers, faut pas déconner), nous sommes partis traîner nos guêtres chez Hervé Gaymard, qui n’habitait pas loin.

Ce fut le vrai début d’une nuit de débauche où nous chantâmes, rîmes, bûmes, jouâmes aux cartes et débitâmes un flot d’insanités jusque tôt dans la matinée (approximativement jusqu’à l’heure du 14e métro). On a même poussé des jurons à faire pâlir d’horreur le plus poissonier des charretiers. Là, je dois confesser que le plus barbu de mes camarades (bien qu’ils soient difficiles à départager) choisit comme juron officiel de la soirée quelque chose d’un tantinet obsolète. Après tout, on est excentrique ou on ne l’est pas.

C’est seulement en nous séparant aux aurores que, des larmes dans la voix et des poils dans la main, nous jurâmes mollement de ne révéler la teneur de cette nuit étrange à âme qui vive. Moi je m’en fous, j’avais croisé les doigts. Saperlipopette.

Inutile de préciser que la seule version valable de la nuit de samedi est la mienne.

Par nacha - Publié dans : Quotidien
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